Nos contes amérindiens

Loup-Combatif, le chasseur solitaire

Jadis, dans des plaines très lointaines, vivait un Indien du nom de Loup-Combatif. Depuis très longtemps, il arpentait seul les plaines parce que ses parents étaient morts lors d’une guerre contre les Visages Pâles. C’était un homme solitaire, et à présent, il vivait avec une meute de loups, parce qu’il disait entendre des voix d’Amaroc, le dieu des loups, fort et rusé.

Loup-Combatif avait cinquante loups qu’il avait élevés pour qu’il ne se battent pas. Loup-Combatif arrivait à tuer les plus gros bisons des plaines, il les poursuivait grâce à ses loups et c’est ainsi qu’il pouvaient les tuer avec une sagaie.

Un matin, Loup-Combatif partit à la chasse. Mais un bison chargea un loup ! Alors, notre Indien dut aller à un village pas très loin pour soigner son loup.

Loup-Combatif demanda aux gens :  « Je dois soigner mon loup ! Donnez -moi des plantes ! »

Le chef du village répondit : «Nous t’aiderons ». Et il donna la plante et le loup fut sauvé.

Loup-Combatif repartit à la chasse aux bisons sans son loup. Le soir, à minuit, le chef de la tribu des loups s’inquiéta : Loup-Combatif n’était toujours pas revenu !!!

Quand Loup-Combatif se réveilla, il était dans une prison : autour de lui, il voyait des milliers d’Indiens prisonniers ou esclaves. Il aperçut aussi ses parents. Ils n’étaient pas morts !!

Certains prisonniers étaient désespérés et frappaient contre les murs, d’autres tapaient sur les barreaux et harcelaient les gardes pour sortir de la prison. Ils étaient esclaves et devaient faire des travaux forcés ! C’était des cow-boys qui les avaient enlevés.

Un cow-boy dit à Loup-Combatif : « Tu sais ce qu’on peut te faire ? On peut te maltraiter ou te tuer !! »

– Je sortirai vivant de cet endroit, répondit Loup-Combatif.

Pendant ce temps, les loups entendirent Amaroc qui leur dit : «Allez sauver votre maître, n’ayez pas peur, vous avez bon cœur donc vous êtes forts ensemble !!! »

Alors, toute la meute vint à la prison et libéra un prisonnier du nom de Lynx-Maladroit qui était un grand chef. Les gardes se mirent à sa poursuite. Voyant cela, Loup-Combatif décida d’agir : il vola une clé qui était sur le garde et il sortit de sa prison. Des milliers de gardes s’élancèrent à ses trousses : les loups en profitèrent pour libérer les autres prisonniers ! Les gardiens ne savaient quoi faire et Loup-Combatif put ainsi s’enfuir.

Malheureusement, les parents de Loup-Combatif furent rattrapés et tués.

Depuis ce jour, Loup-Combatif chercha à créer une famille en mémoire de ses parents.

Des sœurs indiennes

Chapitre 1 : Une fugue et des rencontres

Il était une fois, des sœurs indiennes qui régnaient sur le peuple des Sioux. Elles étaient jumelles. L’une était blonde et se prénommait Phoque-Doré. L’autre était brune et s’appelait Encre-de-Seiche. Elles vivaient dans un tipi, face au peuple, pour le surveiller.

Elles avaient 16 ans et elles régnaient toutes seules, car leur père était parti conquérir d’autres terres et leur mère était morte à leur naissance.

Phoque-Doré était très appréciée car elle était très juste et douce. Tout le monde la trouvait belle.

Encre-de-Seiche était quant à elle très autoritaire et cruelle. Contrairement à sa sœur, elle était détestée et ça ne lui plaisait pas…

Un matin, Phoque-Doré se réveilla mais elle ne vit plus sa sœur. Elle avait disparu dans la nuit, sans avertir personne.

Où était-elle allée ?

Phoque-Doré voulut aller partir à sa recherche…Elle prit la route et marcha pendant des heures…

Ho ! Elle fit la rencontre d’une bête monstrueuse. Gigantesque, au fond d’une grotte, cette bête gémissait en bavant. C’était un furex, un animal épouvantable, croisé entre un furet et un tyrex.

Phoque-Doré avait l’impression que la bête était blessée. Courageuse, la jeune fille s’approcha et voulut l’aider. Mais la bête lui hurla dessus d’un bruit qui raisonnait furieusement au-delà de la grotte. Alors, pour la rassurer, Phoque-Doré lui dit : « Ne t’inquiètes pas, je veux juste t’aider. »

Et elle posa la main sur son ventre. Elle se rendit compte que la bête était en train d’accoucher. L’animal, qui semblait monstrueux, se mit à lui sourire, réalisant que la jeune fille voulait simplement la soulager.

C’est ainsi que, grâce à Phoque-Doré, la bête mit au monde une toute petite boule de poils, qui fut nommée Blanchon-Poilu, en hommage à celle qui l’avait aidé à naître (le blanchon est le bébé du phoque !).

Phoque-Doré n’oubliait pas ce qu’elle cherchait. Sa sœur !  Elle reprit alors la route.

Quelques heures de marche plus tard, elle se trouva nez à nez avec une sorte de chien qui était affamé.  Il s’agissait d’un diplodhusky, race croisée entre un diplodocus et un husky.


« Bonjour diplo, je vais t’aider à te nourrir », lui lança-t-elle.

– Bonjour petite indienne, je te remercie. Je suis trop faible pour pêcher.

 Elle prit alors son arc, tira une flèche dans le lac, et plongea à l’assaut du poisson qu’elle venait de viser. Elle tendit l’animal au diplodhusky, qui, reconnaissant, lui dit :

« Merci, je te rendrai la pareille ! »

Phoque-Doré reprit sa route. Un kilomètre plus tard, elle arriva dans une forêt obscure. Elle y pénétra… et entendit une voix grave et résonnante lui dire : « Sors de ma forêt ! »

– Mais pourquoi ? Répondit-elle 

– Parce que c’est la mienne ! Mon père m’a dit de la surveiller et de ne faire confiance à personne, lui répondit la voix.

– Mais tu peux me faire confiance, je peux être ton amie ! Réagit Phoque-Doré.

– C’est quoi, une amie ? interrogea la bête.

– C’est quelqu’un qui est là pour toi, qui te fait confiance, et en qui tu peux avoir confiance, lui expliqua Phoque-Doré.

– Je n’ai jamais eu d’amis, on peut essayer, finit par dire la voix…

– Oui bien sûr, s’exclama Phoque-Doré.

La grosse voix sortit de sa cachette et Phoque-Doré découvrit avec étonnement qu’il s’agissait d’un minuscule animal, un gargoumi, croisé entre une gargouille et une fourmi.

Après avoir passé la nuit à attraper des lucioles et à s’amuser, les deux amies se séparèrent au petit matin, et Phoque-Doré reprit le chemin de sa quête.

 

Chapitre 2 : Les ennemis et les retrouvailles

Phoque-Doré continua à marcher et arriva dans un village, celui du peuple des hommes blancs. Ce peuple était l’ennemi de la tribu de Phoque-Doré.

La jeune fille trouva le chef de la tribu des hommes blancs et lui demanda s’il avait vu sa sœur.

Il répondit par la négative mais elle sentait bien qu’il lui mentait.

Toujours aussi courageuse, Phoque-Doré fit semblant de quitter le village et profita d’un moment d’inattention de la tribu pour pénétrer dans le plus grand tipi. Elle y trouva sa sœur ! Oui c’était bien elle, mais quelque chose lui semblait curieux… ou plutôt deux choses :

Les pupilles des yeux d’Encre-de-Seiche étaient très rouges. Et la jeune fille ne semblait pas réagir à la vue de sa sœur. Les parents des deux Indiennes les avaient prévenues depuis leur enfance du danger de la tribu des hommes blancs. Ils pouvaient ensorceler leurs ennemis avec un dinovol : cet animal démoniaque et volant avant l’apparence d’une bête inoffensive, et était particulièrement joli. Mais quiconque s’approchait de lui pour le caresser se faisait voler sa bonté. Les victimes se retrouvaient avec des yeux rouges et enragés.

Alors, Phoque-Doré s’approcha de sa sœur qui lui avait tant manqué.

« Ne me touche pas!  lui lança Encre-de-Seiche. Je fais désormais partie de la tribu des hommes blancs !»

– Mais pourquoi as-tu changé de peuple ? Demanda Phoque-Doré.

– Parce que là-bas, vous me détestez tous ! J’ai une nouvelle famille maintenant, rétorqua Encre-de-Seiche.

– Ma sœur, je t’en supplie, ta place est parmi nous. J’ai besoin de toi. Nous avons tous besoin de toi !

C’est alors que le dinovol fit irruption dans le tipi. Il s’apprêtait à voler la bonté de Phoque-Doré, en la touchant.

Tout d’un coup, tous les animaux qu’elle avait sauvés apparurent : Furex et Blanchon poilu, Diplodhusky et Gargoumi.

Tous les quatre se mirent sur le passage du dinovol et sauvèrent Phoque-Doré en empêchant la bête de la toucher.

Encre-de-Seiche, qui ne réalisait pas ce qu’il se passait, demanda au dinovol de lancer une boule de feu. Mais Gargoumi arrêta le feu avec une autre boule de feu et les 2 boules se projetèrent sur le dos du dinovol. Ce dernier résista. La scène ressemblait à une vraie guerre mondiale !

À la fin d’un difficile combat, les amis de Phoque-Doré finirent par achever le dinovol.

Quand le dinovol rendit son dernier souffle, la bonté d’ Encre-de-Seiche revint dans un nuage d’étincelles. Les yeux de la jeune fille reprirent une apparence normale. Les deux sœurs, contentes de se retrouver enfin, se firent un énorme câlin.

Phoque-Doré lui raconta toutes les aventures qui lui étaient arrivées durant son voyage, et lui présenta ses amis.

Dans la joie des retrouvailles, elles avaient néanmoins oublié un petit détail : elles étaient dans le territoire des hommes blancs. Une grande marmite à l’entrée du tipi leur fit réaliser que les hommes blancs avaient capturé Encre-de-Seiche pour la dévorer,  car ils étaient cannibales !

Au même moment, le chef de la tribu arriva avec un couteau, suivi de ses hommes.

Heureusement, Furex, qui avait des ailes, prit les sœurs sur son dos, et décolla à toute allure pour fuir.

Les deux sœurs purent regagner leur village et elles arrivèrent sous les hourras de leur peuple.

Depuis ce jour, Encre-de-Seiche est plus gentille et tout le monde l’aime, et Phoque-Doré revoie ses amis régulièrement !

 

Les morales

Dans cette histoire, il y a deux morales :

–          Il faut toujours être gentil(le) et aider les autres !

–          Il ne faut pas se fier aux apparences !

Noor

La tribu asséchée

Il était une fois, dans un désert sec d’Amérique du sud, une tribu indienne isolée de tout car elle s’était installée au pied d’une montagne sacrée : « Kayou Okre » ce qui voulait dire« Montagne Rouge ». Dans cette petite tribu qui s’appelait «Aiglevoitout » , vivait Tikiwy. Tikiwy était un jeune homme mince et musclé, il avait de belles peintures sur le visage et quatre plumes sur la tête : une d’aigle, une de corbeau et deux d’oie. Il s’ennuyait tellement, toute la journée, toute la semaine. C’était comme ça depuis des mois… Les autres chassaient le bison, pêchaient, coupaient du bois, se fabriquaient des poupées, des costumes … et certains fabriquaient même de la peinture d’ocre avec des pierres d’ocre de la montagne sacrée. Lui, il n’aimait ni tuer les animaux, ni tuer les arbres … Il n’était pas assez patient pour aller à la recherche des pierres d’ocre qui étaient tout en haut de la montagne. Alors, il s’ennuyait car il était seul.

Il faisait chaud depuis des semaines, quand, un jour, Tikiwy alla voir une voyante car il voulait connaître son avenir. Il voulait savoir si son avenir allait toujours être ennuyeux ou si quelque chose allait se passer un jour. Quand il arriva devant le tipi de la voyante, il le reconnut facilement car il était magnifique : il y avait de très jolis dessins dessus. Des dessins avec des aigles, un village vu du dessus. Autour de ce village étaient dessinés des esprits.

Tikiwy dit à la voyante :

– «Peux-tu me lire mon avenir contre un tomahawk ?»

– «Oui», dit la voyante et puis elle commença par s’accroupir et plaça précisément des pierres qu’elle sortit de sa sacoche. Il y avait de l’émeraude, du jade et un diamant. Parmi ces pierres, il y avait un petit sac de poudre métallique. Elle dispersa régulièrement la poudre dans la main de Tikiwy … Le jeune homme espérait que la voyante allait lui trouver une occupation dans son avenir. La voyante jeta les pierres par terre, demanda à Tikiwy de jeter la poudre sur les pierres et elle se mit à lire l’avenir dans les pierres :

«  Ton avenir est rempli de choses. Ta tribu ne pourra pas résister à la sécheresse, le chef du village t’enverra tout en haut du Kayou Okre pour supplier le dieu des aigles de faire pleuvoir. Mais, le dieu des aigles ne pourra pas refaire tomber la pluie, et te dira d’aller voir le dieu de la pluie pour faire tomber de l’eau. Pour cela, tu devras traverser le désert et trouver le temple du dieu de la pluie. Et … » la voyante arrêta car elle ne pouvait pas en dire plus, les dieux l’empêchaient de continuer .

Tiquiwy n’y croyait pas…il sortit du tipi …effaré. Il resta muet jusqu’au lendemain.

Et effectivement, le lendemain, le chef, inquiet qu’il ne pleuve plus depuis des mois, demanda que quelqu’un se porte volontaire pour aller sur la montagne en s’adressant et en suppliant les dieux de faire tomber la pluie. Le meilleur chasseur s’avança et aussi la meilleure couturière. Tikiwi ne s’avança pas car il se dit dans sa tête : «je ne vais pas y arriver». Mais la voyante lui fit un signe de l’œil pour lui dire d’y aller. Tikiwi réfléchit: «Je n’y arriverai jamais, c’est trop dur, je ne peux pas monter la montagne, je ne mérite pas d’adresser la parole aux dieux.»

Le chef dit : «que l’on prépare les provisions pour les  …». Tikiwi lui coupa la parole d’un air fier : «je viens aussi».

Le lendemain matin, dès l’aube, les trois volontaires, Tikiwy, Pampam et Flèche-de-Lumière se retrouvèrent près de la rivière asséchée. Pampam avait un nœud dans les cheveux, des habits qu’elle avait cousu elle-même avec des peaux d’animaux, des pétales de fleurs et des cordes tressées. Elle avait fait des bijoux avec des tendons de cerfs, des plumes et des coquillages. Elle portait à la taille un petit sac de couture qu’elle voulait toujours cacher et garder secret. Flèche-de-Lumière avait un carquois très coloré mystérieusement lumineux avec un soleil rouge dessiné dessus. Son arc était simple mais très efficace et précis. Il avait aussi une dague gravée d’un troupeau fuyant devant des chasseurs. Tikiwy, lui, n’avait rien d’intrigant, de bizarre, il était habillé normalement. Mais, il avait toujours son porte-bonheur, une plume d’aigle sculptée dans une pierre. Il l’avait dans sa famille depuis des siècles. Cette sculpture était dans sa famille pour se souvenir qu’un ancêtre avait élevé un aiglon abandonné. Devenu aigle, il venait chaque année saluer son sauveur.

Le chef, inquiet de leur réussite, leur demanda d’escalader prudemment Kayou Okre qui était truffée de serpents. Il fallait aussi faire attention aux aigles, qui mangeaient les serpents. Ils n’allaient pas être contents que les trois Indiens soient sur leur territoire par crainte qu’ils ne prennent leur nourriture.

La tribu, elle, avait peur qu’ils n’arrivent pas à escalader la montagne qui était bien raide, droite et glissante. Seuls, quelques rochers permettaient de se reposer et de reprendre des forces.

Après une matinée de marche, ils commencèrent à escalader la montagne. Mais soudain, ils virent que les serpents leur bloquaient la route en occupant toute la place sur le rocher. Ils venaient d’un endroit très sombre, où les aigles ne pouvaient les manger car ils ne les voyaient pas. Mais Flèche-de-Lumière eut une idée. Il tira une de ses flèches lumineuses et éclaira la zone. Les aigles arrivèrent alors à tir d’ailes et ils purent manger tous les serpents.

Les trois indiens reprirent leur chemin, malheureusement les aigles commencèrent à voler au-dessus d’eux et ils se posèrent pour leur barrer la route.

Le chef des aigles dit : «Qui êtes vous, comment osez-vous venir sur notre territoire ? Pourquoi voulez-vous nous voler notre nourriture ?»

Pampam répondit : «Nous sommes de la tribu Aiglevoitout, et nous devons escalader la montagne pour que la pluie revienne. Les serpents nous ont fait perdre beaucoup de temps ».

Le chef des aigles, surpris, répondit en s’excusant : «Pardon, je pensais que vous vouliez nos serpents. Comment puis-je m’excuser ?»

– Avec ton beau plumage et ta force, peux-tu nous guider et nous montrer le chemin sans danger ? proposa Tikiwy.

Mais, avec surprise, les trois Indiens virent tous les aigles s’approcher et les attraper grâce à leurs serres puissantes. Ensemble, ils se mirent à crier : « mais, on vole !»

Au bout de quelques minutes, les aigles les déposèrent presque en haut de la montagne. Nos trois amis ne voyaient pas le sommet car un mur gris les en empêchait. Les aigles n’avaient jamais osé voler à travers …

«Nous ne pouvons pas passer à travers ce mur », dit le chef des Aigles.

Tikiwy avança, et disparut. C’était de la brume … Les deux autres Indiens ne le voyaient plus. Tikiwy marcha seul, doucement et vit tout d’un coup la lumière et le sommet. Il retourna vite chercher ses deux amis.

«Suivez-moi, j’ai trouvé le sommet. C’est là-bas que nous devons aller».

Arrivés au sommet, tous les trois commencèrent à appeler : « Dieu des aigles, peux-tu faire pleuvoir sur notre village ?»

Le Dieu des aigles répondit : « NON : je ne peux pas, j’ai déjà exaucé un vœu en demandant aux aigles de vous transporter. Seul, le dieu de l’eau peut vous aider. Il se trouve dans le temple des trois fontaines, situé derrière Kayou Okre ».

Les trois héros se remirent en route pour chercher les trois fontaines.

Pour se motiver et donner de l’énergie, ils décidèrent de chanter : « Un kilomètre à pas de loup, ça use, ça use…un kilomètre à pas de loup ça use les mocassins … »

Comme Pampam n’aimait pas trop cette chanson, elle se mit à en chanter une autre : «Trois petits loups, trois petits trois loups, loups, loups …louveteau louveteau louveteau tomate mure tomate mure tomate mure mure mure, mur d’eau mur d’eau d’eau , eau de pluie, eau de pluie …pluie très rare, pluie très rare … » et là, les garçons l’arrêtèrent :

«tu chantes trop bien, il ne va jamais pleuvoir! » Flèchedelumière et Tikiwy ricanèrent.

Après des efforts, ils arrivèrent dans un endroit au milieu de la montagne, avec de nombreux cailloux et roches rouges. Il y en avait partout, les éboulements devaient être nombreux et arriver souvent. L’endroit était dangereux.

Les fontaines étaient en ruine, bien cachées…entre des rochers, et des débris de végétaux. Le vent avait recouvert la fontaine avec de la poussière de la montagne, donc on ne pouvait plus les voir. Il fallait avoir le regard aiguisé comme un aigle pour voir le relief de la fontaine, un regard observateur comme Tikiwy. C’est pour ça que Tikiwy put trouver la première. Flèche-de-Lumière trouva la seconde et Pampam la troisième. Tikiwy lut des inscriptions sur sa fontaine …et pensa que c’était une énigme.

Ses deux compagnons virent que sur leurs fontaines, il y avait aussi des gravures. Les gravures montraient ce qu’il fallait faire : une offrande de la chose la plus précieuse aux yeux de la personne qui veut faire un vœu.

Tikiwy pensa à sa plume, mais il hésita. Pampam pensa à son aiguille à coudre en ivoire qu’elle cachait dans son sac, mais elle hésita. Flèche-de-Lumière, lui, pensa à sa flèche la plus lumineuse, mais il hésita.

Les trois indiens se regardèrent tous les trois dans les yeux, et dirent en même temps «c’est pour la tribu», et ils déposèrent leurs offrandes en même temps devant les fontaines.

Alors, au milieu des trois fontaines, la porte du temple s’ouvrit et ils virent tous les trois l’esprit de la pluie qui avait la forme d’une brume très humide. Les trois Indiens s’agenouillèrent devant l’esprit de l’eau, pour lui demander un vœu :

– Peux-tu faire pleuvoir sur notre tribu derrière Kayou Okre ?

– J’en suis capable, êtes-vous sûrs de votre vœu, car vous ne pouvez en faire qu’un seul ?

– Oui ! Répondirent nos trois héros en même temps !

L’esprit de la pluie prit les offrandes pour les réunir : l’aiguille, la plume d’aigle et la flèche se mirent à voler, tournoyer autour de l’esprit et d’un coup, ils se réunirent en fusionnant. Ceci donna un objet sacré qui fit tomber la pluie.

« Maintenant, Dieu des aigles, peux-tu déposer ces trois indiens dans leur tribu … pour que la pluie tombe sur leur tribu ?» scanda l’esprit de la pluie.

Le dieu des aigles accepta, et c’est à nouveau en volant accrochés aux serres des aigles que les trois Indiens arrivèrent dans leur tribu, tout contents.

Alors, tous les Indiens de la tribu tournèrent autour de l’objet sacré en dansant… Des nuages de pluie commencèrent à arriver, et la pluie tomba sur le village.

Tikiwy avait enfin trouvé ce qu’il cherchait depuis toujours : des amis, Pampam et Flèche-de-Lumière. Plus jamais il ne s’ennuierait.

C’est ainsi que depuis cette aventure, Tikiwy peut jouer avec ses amis, mais aussi raconter son aventure aux autres enfants de la tribu. La voyante lui demanda de dessiner cette aventure sur son tipi, à côté des autres dessins. Tikiwy comprit que les dessins étaient là pour témoigner de l’histoire de sa tribu.

La voyante lui demanda de ne pas prendre trop de place, car la tribu n’allait pas s’arrêter là, d’autres aventures allaient lui arriver. Elle semblait déjà savoir ce qui allait arriver … Tikiwy le vit dans le regard malicieux de la vieille voyante…

Alban

LOUP-DE-FEU

Il était une fois un bébé loup, Loup, qui vivait dans une grande forêt avec ses parents et le reste de la meute. Tous les jours, il jouait avec ses amis à courir entre les grands arbres et à sauter de rocher en rocher. Loup avait beaucoup d’énergie, il courait très vite, il était très intelligent et surtout, il était très malin et très gentil.

Le rocher préféré de loup était le rocher sur lequel les loups montaient pour pousser des cris. Quand il montait sur ce rocher, il voyait le village des Indiens. Il aimait passer du temps à regarder les enfants jouer comme lui dans le village et il observait aussi leurs tipis.

Dans ce village, vivait un jeune Indien nommé Matis. Il avait beaucoup d’énergie, et courait très vite. Il était très intelligent et surtout, il était très malin et très gentil. Son animal préféré était le loup. Matis sortait tous les soirs pour entendre les hurlements des loups. Il voulait aller les voir mais ses parents n’étaient pas d’accord.

Loup aurait aimé jouer avec eux mais il avait déjà des copains. Il regardait les tipis en pensant qu’il pourrait se reposer dedans confortablement, mais il savait qu’il avait la chance d’avoir un bel endroit dans la forêt pour lui et ses amis.

Le lendemain matin, il sortit se promener tout seul. Il alla sur son rocher préféré pour profiter de la vue sur le village quand tout à coup, les arbres autour du rocher prirent feu ! Loup voulut sauter mais il glissa et tomba dans les arbres enflammés…

– Au secours ! Au secours ! Au secours ! cria Loup

Matis vit le feu, il courut vers la forêt en flammes. Il se précipita vers Loup qui était entouré par le feu.

-N’aie pas peur, je vais te sortir de là, lui dit Matis.

– J’ai peur ! hurla Loup

– Ne t’en fais pas, j’ai un pouvoir magique ! Je peux passer à travers les flammes. Et personne n’a de pouvoir à part la sorcière et moi.

– Vite ! dit le loup, sors-moi de là avec ton pouvoir magique !

Alors, Matis se concentra et passa à travers les flammes. Il prit Loup dans ses bras pour éviter qu’il ne soit brûlé et repassa à travers les flammes.

– Ne t’inquiète pas, je vais t’emmener au village et nous allons te soigner.

Des arbres tombèrent sur le chemin, ils durent courir plus vite pour ne pas mourir écrasés ; des renards voulurent les attaquer mais un arbre enflammé tomba sur les agresseurs, ce qui permis à Matis et Loup de s’enfuir. Un gros caillou roula derrière eux mais Matis lança Loup, sauta et rattrapa Loup juste avant que ce dernier ne tombe sur le sol. Ils arrivèrent enfin dans le village.

– Il faut vite le soigner, il est blessé ! s’exclama Matis.

– Mais tu es fou ! Les loups sont dangereux et tu n’as pas le droit d’aller dans la forêt tout seul, lui dirent ses parents très mécontents.

– Non ! Vous vous trompez ! Ils sont très gentils. Et c’est un bébé ! Il a le droit de vivre !

La sorcière apparut et allongea Loup sur une paillasse. Elle utilisa un sortilège à base de plantes précieuses qui soignèrent les blessures et les brûlures de Loup.

La mère de Loup surgit et remercia beaucoup Matis, nommé depuis ce jour Loup-de-Feu, et la sorcière.

Avant de partir avec sa maman vers la forêt, Loup fit un gigantesque câlin à Loup-de-Feu. Il s’en alla dans la forêt, où il se reposa quelques heures.

C’est ainsi que, vingt ans plus tard, Loup et Loup-de-Feu protègent ensemble la forêt. Chaque jour, ils se retrouvent, Loup est content et donc, il lèche Loup-de-Feu, lui fait de gros câlins, tout en veillant sur la forêt.

Matis

La grande aventure des deux amis

Il n’y a pas si longtemps, Oiseau-des-Neiges-Rapide vivait à la campagne, dans une grande plaine où paissaient des moutons et quelques chèvres. C’était un jeune garçon de dix ans. Il était grand, beau, fort et intelligent. Ses parents l’avaient appelé Oiseau-des-Neiges car il était né en hiver et Rapide, car il était très fort à la course à pied. Il portait une tunique, des pantalons et des mocassins en peau. Il vivait seul dans son tipi car ses parents avaient disparu à cause d’une maladie. Ses voisins les plus proches habitaient à cinq kilomètres.

Oiseau-des-Neiges-Rapide appartenait à la tribu des Navajos, amis des moutons. Il avait un petit troupeau de trente-cinq moutons : vingt agneaux, dix brebis et cinq béliers qu’il emmenait chaque jour dans la prairie.

Un matin, très tôt, Oiseau-des-Neiges-Rapide sortit de chez lui et partit faire une promenade. Mais pendant sa balade, un bélier en colère détruisit son tipi. Quand il revint, il fut très étonné. « Oh non, mon tipi ! Qu’est-ce qu’il s’est passé ? »

Il décida d’aller voir ses voisins. Quand il arriva chez son ami Gros Ventru, il lui dit :

– Mon tipi est tout abîmé. Est-ce que tu sais ce qui est arrivé ?

– Non, je ne sais pas. Je n’ai rien vu, j’habite trop loin.

– En venant chez toi, j’ai rencontré un drôle de personnage qui m’a dit qu’un de mes béliers avait détruit mon tipi. Comment expliques-tu cela ?

– Peut-être parce qu’il était en colère après toi !

– Mais non, ce n’est pas possible. Je suis gentil avec mes animaux, je les emmène brouter l’herbe de la prairie tous les jours.

– Alors, il est peut-être devenu fou et il a fait n’importe quoi.

– C’est bizarre, mon troupeau était très calme quand je suis revenu de ma promenade.

– Alors, il faut chercher une autre explication. A quoi ressemblait l’homme que tu as rencontré en venant me voir ?

– Il était vraiment bizarre. Il était habillé comme un Indien mais il avait des yeux presque jaunes, des cheveux très clairs et il m’a fait un peu peur quand il m’a parlé car il avait une voix étrange et des petites étincelles sortaient de sa bouche.

– Imagine, ce n’est peut-être pas un homme, c’est peut-être un de nos dieux !

– Un de nos dieux ? Mais lequel ?

– S’il avait des yeux jaunes, c’est sûrement Hastsezini, le dieu du feu !

– Et tu crois qu’il a jeté un sort à mon bélier ?

– C’est tout à fait possible. Il faut que tu découvres pourquoi !

– Veux-tu venir avec moi ? Nous allons essayer de retrouver ce personnage et lui demander des explications.

– Je veux bien mais tu sais, je ne suis pas très courageux moi !

– Ne t’inquiète pas, je suis courageux pour deux !

Alors, les deux amis partirent en direction du tipi d’Oiseau-des-Neiges-Rapide. Ils avancèrent et là, arriva une bête féroce, mi-chien, mi-humain tenant un trident dans sa main. Il les bloqua et leur posa deux énigmes.

– Si vous répondez bien, je vous laisse passer mais si vous répondez faux, je vous électrocute avec mon trident magique.

Gros Ventru commençait à avoir la chair de poule.

– Première énigme : du matin jusqu’à midi, je suis un chien. De midi au soir, je suis humain. Qui suis-je ?

– C’est vous ! Répondit Oiseau-des-Neiges-Rapide.

– Deuxième énigme : je déclenche la foudre et je suis passé ici avant que vous arriviez. Qui suis-je ?

Oiseau-des-Neiges-Rapide et Gros Ventru regardèrent autour d’eux et virent des empreintes sur lesquelles il restait un peu de feu.

Oiseau-des-Neiges-Rapide trouva une réponse mais hésita un peu.

Gros Ventru dit :

– Tu es Hatsezini, le Dieu du Feu !

– Bravo, vous avez répondu aux deux énigmes.

La bête féroce les laissa passer. Mais avant de partir, elle dit :

– J’en ai marre, tout le monde devine mes énigmes. Je change de métier. Tenez, je vous donne mon trident magique, il ne va plus me servir !

Ensuite, les amis marchèrent en suivant les pas où il restait un peu de feu. Un peu plus tard, dans l’après-midi, les pas s’arrêtèrent devant un grand tipi avec une forme très bizarre : il ressemblait à une énorme bulle. A l’intérieur, ils rencontrèrent un Indien qui voulut qu’ils s’affrontent à l’arc. Cet indien possédait un arc magique. Jusqu’à 8 heures du soir, ils s’affrontèrent et à la fin, les deux amis gagnèrent. Leur adversaire, blessé, posa son arc magique et partit se baigner dans la rivière pour soigner sa blessure.

Gros Ventru prit l’arc magique et ils continuèrent leur aventure de nuit. Quand ils arrivèrent au tipi abîmé d’Oiseau-des-Neiges-Rapide, tout épuisés, ils firent une sieste d’une heure jusqu’au moment où ils entendirent du bruit.

– C’est quoi ce vacarme ? Dirent les amis.

Ils regardèrent dehors, virent Hatsezini et ils s’affrontèrent dans un combat sans merci. Les deux copains gagnèrent le combat mais l’arc magique fut endommagé et le trident à moitié cassé. Hatsezini s’excusa en disant :

– Je n’ai pas fait exprès d’abîmer ton tipi. C’est que j’ai eu un rhume et, en passant près de lui, j’ai éternué et ton tipi s’est écroulé.

– Je te pardonne, dit Oiseau-des-Neiges-Rapide. Peux-tu réparer mon tipi ?

– Bien sûr, je suis un dieu ! « Réparos, reconstruisos ! » dit Hatsezini.

Et aussitôt, le tipi se reconstruisit. Une grande étincelle surgit et le dieu du feu disparut.

A partir de là, Oiseau-des-Neiges-Rapide et son ami Gros Ventru vécurent enfin en paix. Au bout d’un mois, les deux amis reçurent un message sur une peau de bélier en or. Le message disait :

« J’espère que vous allez bien car si vous avez besoin d’aide, je serai toujours à vos côtés pour vous aider. Signé : Hatsezini »

Antoine S.

Tiki et le bison Côrnus

Il y a très longtemps, dans un village Sioux, vivait un chasseur en particulier qui s’appelait Tiki, d’allure plutôt normale, vêtu d’un pantalon troué avec des plumes accrochées à un bandeau rouge. Il vivait avec sa mère malade dans un tipi spacieux.

Mais un jour un énorme orage où éclairs et foudre étaient tombés en force sur les tipis, Tiki dut aller à la chasse dans la plaine, et elle fut plutôt bonne.

Pendant qu’il chassait, il aperçut le légendaire bison à quatre cornes. C’était la créature de la foudre. Celui-ci était capable de déclencher un orage à n’importe quel endroit, mais Tiki n’était pas bête et il savait que c’était lui le responsable de la foudre qui s’abattait sur les tipis. Alors Tiki alla chercher du renfort mais personne ne le crut et les villageois se mirent tous à rigoler.

– J’ai vu le bison…

– Cool, on va pouvoir manger ! répondirent en riant les habitants du village.

– Mais non !! C’est le bison à 4 cornes !

– AH AH AH… Tu as trop fumé le calumet !

– Pfff… Bande de nuls…répondit Tiki qui préféra partir en voyant qu’on ne le croyait pas, je préfère partir !

Il était furieux. Il prit Lotus son beau cheval blanc puis retourna à l’endroit où il avait vu le bison mais à la place, il y avait la déesse Louve à double queue assise sur un rocher. La seule à pouvoir contrer les éclairs et la foudre du bison ! Quand elle vit le jeune Indien, elle s’enfuit. Tiki la poursuivit afin de lui demander de l’aide, mais elle était trop rapide.

Alors Tiki eut une idée : Il alla demander au mage du village de lui raconter toutes les légendes en rapport avec le bison, mais le mage refusa. Non pas parce qu’il était méchant, mais parce qu’il ne se souvenait plus. Tiki essaya de le persuader : « Tu y arriveras ! »

– Non ! Je ne peux pas… répliqua le chaman.

– Mais si, ne t’inquiète pas, tu t’en souviendras au fur et à mesure, insista Tiki.

Alors, le vieil homme accepta et lui raconta les légendes de Cornûs le bison (que l’on connaît déjà), de la déesse Louve et de Topaze l’aigle le plus rapide du monde.

– Où pourrais-je trouver Topaze ? demanda Tiki.

– Pourquoi t’intéresse-t-il ?

– Il faut que je trouve la déesse Louve rapidement.

– Et bien sur la plus haute des montagnes, tu trouveras une flûte en bois, tu en joueras un air et si Topaze t’aime bien, c’est simple, il viendra.

Tiki se mit à courir vers cette montagne, c’est au bout de quelques jours de marche qu’il regretta de ne pas avoir pris Lotus et sur ses pensées, il s’évanouit de fatigue… Heureusement, un paysan le trouva au sol et le porta sur la montagne.

Quand Tiki se réveilla, il était en haut de la montagne, il prit la flûte d’un geste joyeux et joua le plus beau des airs qu’il connaissait, ce fût alors que Topaze apparut, avec ses grands yeux marron foncé et son plumage marron clair à jaune doré sur le dessus de la tête. Tiki monta sur son dos sans hésitation et en une fraction de seconde, ils se retrouvèrent devant la déesse Louve.

Cette fois, elle ne tenta pas de s’enfuir, elle aida Tiki et Topaze à contrer la foudre du bison. Ils se jetèrent tous sur le bison, sauf la déesse Louve qui se concentra pour tenter de contrer les éclairs et la foudre, tandis que Topaze jetait des pierres sur le bison à la vitesse de la lumière. Tiki donnait des coups de lance…mais le bison résista et poussa Topaze violemment, celui-ci tomba du haut d’une falaise.

Enfin, la déesse Louve réussit à arrêter la foudre. L’orage qui avait duré une semaine disparut enfin. Quant à Topaze, il se réveilla un peu étourdi et la déesse Louve, elle, repartit dans ses plaines.

Les habitants du village dansèrent pour remercier Tiki. Depuis ce jour, Tiki est devenu le héros du village.

Quant au bison, on ne le revit que dans le ventre des villageois affamés …

Louis

Du rififi dans la plaine

Il était une fois, une tribu indienne qui vivait dans une plaine aride entourée de canyons gigantesques, réputés infranchissables. Cette tribu abritait un vieil homme-médecine qui était plutôt faible, mais qui pouvait préparer des potions magiques, pétrifier les animaux et qui avait un totem avec une gueule effrayante de dragon gravée dessus, mais dont personne ne savait à quoi il servait.

Parlons du héros qui s’appelait Aigle-de-Feu : il avait toujours sur lui des flèches, un arc et un tomahawk. Il avait quinze ans, des cheveux bruns en épis, il était fort et était orphelin, ce qui en faisait le protégé des Indiens de la tribu. C’est ainsi qu’Aigle-de-Feu s’était promis de toujours défendre son village. Il passait beaucoup de temps dans le tipi du vieil homme, espérant apprendre le plus de secrets possibles et devenir plus fort.

Mais un beau jour, le général Custer qui voulait se venger des indiens qui refusaient que les hommes blancs viennent s’installer dans la plaine, arriva. Il était suivi d’une armée de cow-boys et il ravagea toutes les tribus, sauf une : la tribu d’Aigle-de-Feu qui résistait grâce aux potions préparées par le vieil homme-médecine qui rendaient ses guerriers plus puissants. Les Indiens de la tribu étaient séparés de Custer par un grand canyon. Les cow-boys qui arrivaient à passer se faisaient massacrer par les Indiens et par Aigle-de-Feu qui les poussait dans le vide en leur donnant des coups de pieds quand il n’arrivait pas à les toucher avec ses flèches.

Ceci dit, leur courage ne fut pas suffisant… Un jour malheureux, Custer franchit le canyon avec son armée… L’armée de Custer détruisit deux ou trois tipis puis il se retrouva face à Aigle-de-Feu…

« – Mais que fais-tu là ? » lui demanda Aigle-de-Feu.

– Je suis venu pour me venger de vous les Indiens, qui avez refusé que l’on colonise votre plaine, répondit Custer.

Alors, Custer commença à tirer sur Aigle-de-Feu qui se précipita dans le tipi du pêcheur et lança un poisson dans les yeux de Custer. Puis il se réfugia dans le tipi de l’homme-médecine et lança une potion magique qui pétrifia le fusil de Custer qui, toujours avec son poisson sur la tête, ne comprenait pas ce qui passait. Vingt secondes plus tard, quand il eut enfin réussi à retirer le poisson de ses yeux, et qu’il vit que son arme qui coûtait une fortune s’était transformée en pierre, il devint fou de rage ! Alors, il sortit une autre arme et tira sur Aigle-de-Feu pendant que son armée se battait contre les Indiens au milieu du village en feu…

Mais Aigle-de-Feu utilisa une nouvelle potion de téléportation pour se téléporter dans le tipi de l’homme-médecine, Custer ne comprenait rien, il soupira :

«Où est-t-il encore passé ? Il m’énerve avec ses potions !!! Manquerait plus qu’il ait un dragon de glace super puissant !

– J’ai tout entendu ! s’exclama Aigle-de-Feu, en cassant en deux par hasard le totem !

A ce moment-là, un dragon de glace super puissant apparut ! Aigle-de-Feu chevaucha le dragon et glaça l’armée entière de Custer et les poussa dans le canyon. Mais Custer était encore là ! Il tira sur Aigle-de-Feu mais il rata sa cible… Le dragon fit un grand virage dans les airs et propulsa Custer dans le vide avec sa queue, puis le dragon disparut avec Aigle-de-feu toujours sur son dos..…

La vie reprit son cours paisiblement dans la tribu. Jamais on ne revit Aigle-de-Feu… La nuit de la Lune des Fleurs du mois de mai, certains dirent avoir vu son ombre passer devant la pleine lune sur le dos de son dragon… Peut-être reviendra-t-il un jour pour protéger la tribu si elle était attaquée ?
Gabriel