Visite du théâtre

Jeudi 17 mai nous sommes allés au théâtre d’Angoulême, notre guide s’appelait Agathe. Agathe nous a d’abord fait visiter la grande salle de spectacle puis tous les autres lieux dans lesquels, d’habitude, on n’entre pas…

« J’ai trouvé ça un peu fatigant car on montait et descendait tout le temps. »Pierre-William

« J’ai adoré l’histoire de la servante ! » Aston

  

Un bateau

Le théâtre a été construit en 1870, dans le parc du château. L’ architecte s’ appelait Antoine Soudée. Mais le théâtre a été rénové en 1997. On a voulu lui donner une forme de bateau car on voyage un peu dans d’autres pays en allant voir des spectacles ! La forme de la grande salle ressemble à la coque, le pont pour y aller avec des cordes, l’escalier… tout cela fait penser à un voilier ! Et le sol du bas est un peu bleu.

C’était les marins qui travaillaient dans les théâtres car ils n’avaient pas le vertige. 

  

 » J’ai trouvé ça très très grand, surtout la grande salle où on peut loger 700 personnes ! » Benjamin

Les salles

   

Dans la grande salle, on peut y loger 700 personnes. En haut de la salle il y a des régisseurs, ce sont des personnes qui s’occupent et règlent le son, la musique, la lumière et la fumée avec une sorte de console ! Sur les sièges, il y a des numéros et au sol, devant chaque rangée, des lettres (3ème photo). Et sur les billets du théâtre, on retrouve une lettre et un numéro qui indique la place où on s’assoit. Cette salle était très grande !

  

L’odéon est la plus petite des 3 salles du théâtre, elle peut accueillir entre 40 et 60 personnes. Elle se situe sous les sièges de la grande salle.

  

C’est au studio, à l’étage, que tous les enseignants se rassemblent pour voir quelle pièce de théâtre ils vont voir cette année, les comédiens et comédiennes peuvent aussi y répéter et on peut encore y voir des pièces. Nous, on a parlé de la pièce « Le garçon à la valise » qu’on allait voir la semaine d’après.

 

Il y a même un restaurant où on peut jouer du piano et ça sert aussi de salle de réunion ! « Le théâtre nous a semblé vraiment immense ! Nous n’aurions jamais pensé qu’il était aussi grand !! » Erell et Zara

Le son

  

photo n°1: on voit la console du régisseur qui sert à mettre le son et à le modifier.

photo n°2 : ce sont des pièges à sons, un matériau posé sur les murs dans la grand salle, qui servent à capturer le son pour ne pas que ça fasse d’écho.

photo n°3 : c’est un micro qui sert à amplifier la voix des acteurs.

La lumière

  

Agathe nous a montré, dans l’atelier où on répare, des projecteurs. Grâce aux gobos, on pouvait « découper » la lumière, cela veut dire faire des dessins qui sont projetés sur la scène (photo 2).

  

On a aussi visité une pièce, sous la grande salle, où étaient rangés tous les projecteurs et les pendrillons ( 3ème photo).

Marcus et Paul

Les superstitions

Sur la 1ère photo on voit la servante : c’est une lampe qu’on allume chaque soir pour surveiller le théâtre (les fantômes !), elle reste toujours dans un coin de la scène. Le premier arrivé le lendemain matin l’éteint.

Dans un théâtre, il ne faut pas dire les mots : cordes car cela servait à pendre les marins et le mot lapins car les lapins rongeaient les cordages de bateau.

On suppose que Molière est mort à cause de son costume qui était vert (fait de cyanure : un poison). Depuis, on ne porte plus de vert sur scène, en France !

 

« Ça m’a étonné toutes ces superstitions ! » Capucine G.

« J’ai aimé monter sur scène et voir l’arrière-scène ! » Capucine R.

La scène

    

Sur la scène, nous avons tous été impressionnés en voyant la grande salle et en imaginant les spectateurs nous regarder, comme si on était des artistes ! On avait même limite le trac ! La classe

Les loges

Dans les loges, on est passé par les vestiaires, où on a vu des habits qui sentaient la lessive car ils venaient d’être lavés. Ensuite nous sommes allés du coté maquillage, où on a vu des brosses, du fond de teint qui étaient posés sur une table où il y avait un miroir qui pouvait s’éclairer. « J’ai bien aimé car pour entrer dans les loges, il y avait un couloir étroit qui faisait comme un passage secret ! » Zoé

  

Pierre-Louis et Zoé

Edwige nous fait découvrir Arezzo

Bonjour à tous, je vous présente Arezzo, la ville où nous sommes pour quelques mois. Voici la Piazza Grande où j’habite !

La ville est fondée par les Étrusques entre le VIème et le Vème siècle avant Jésus Christ.
Elle obtient ensuite la citoyenneté romaine et s’appelle Arretium.
La ville est célèbre pour ses vases rouges coralliens.
Son emblème est la Chimère : c’est un lion qui a une tête de chèvre sur le dos et un serpent à la place de la queue.

La Chimère d’Arezzo, Vème siècle avant Jésus Christ, conservée au Museo Archeologico Nazionale de Florence.

Au Moyen-Age, la ville grandit : c’est une commune libre qui se développe entre l’An Mille et le XIVème siècle.
A la Renaissance, Florence qui est puissante et dirigée par la famille Médicis, achète la ville 40 000 écus d’or ! Côme de Médicis 1er engage de grandes transformations.
Aux XVIIIème et XIXème siècle, les Français dominent et embellissent la ville. De nombreux travaux italiens l’améliorent encore par la suite.
En 1861, l’Italie devient un vrai pays unifié.

Les artistes historiques d’Arezzo

MUSIQUE : Arezzo est la patrie de Guido Monaco (974-1050) qui invente les notes de musique, c’est-à-dire comment on écrit la musique.

LITTERATURE : Pétrarque (1304-1374) est né à Arezzo et sa maison est une académie prestigieuse (avec des livres précieux).

PEINTURE : on vient du monde entier admirer les fresques de Spinello Aretino (1350-1410) et Piero della Francesca (1415-1492), né à Arezzo.

La fresque de Piero della Francesca

Dans l’église de San Francesco, dans le chœur, ce chef d’œuvre raconte La Légende de la vraie Croix : l’arbre du péché d’Adam et Ève a été planté par son fils Set sur la tombe d’Adam et il a servi bien plus tard pour faire la croix sur laquelle Jésus a été crucifié.

Piero della Francesca est le premier à peindre une scène de nuit : le rêve de Constantin.

Attention : en Italie, le XVème siècle se dit Quattrocento !

 

Pour finir, quelques photos d’Arezzo

Les rues, en pente du haut de la ville vers le bas, sont comme des cercles qui entourent la colline.

De ma fenêtre, sur la Piazza Grande, je vois :

Tous les jours, on va au parc Passegiata del Prato (construit par les Français) pour jouer, faire du sport ou se promener. On voit au loin la campagne. Ici, il y a beaucoup d’oliviers et les cultures en terrasse sont séparées par des cyprès.

Blub est un artiste qui colle des affiches sur les murs. Il reprend une image connue et la détourne « L’arte sa nuotare » = l’art sait nager.

Blub - Street Art Aquatique (30)

Edwige

Les merveilles des lettrines

Au Moyen Age les moines copistes écrivaient des lettrines au début de chaque page de la Bible. Pour fabriquer les couleurs, les moines utilisaient de l’urine humaine, des foies d’animaux, des coquillages, du safran, des fleurs, du curcuma, de la garance…

Les lettrines sont des grosses lettres sur lesquelles on dessine le thème du texte à l’intérieur.

Le jeu des lettrines

Règles du jeu : Vous devez trouver le mot qui va avec la lettre, la correction est en bas de page ! A vous de jouer ! Marcus et Paul ; Aston et Pierre-Louis

 

lettrine d’Anouk                              lettrine d’Erell          lettrine de Giorgi

  

lettrine de Tom                    lettrine de Marcus         lettrine de Cathleen

  

lettrine de Paul                       lettrine de Nohan       lettrine de Zawahiri

     l

lettrine de Pierre-William       lettrine d’Edwige              lettrine d’ Émilien

   

lettrine d’Aston                 lettrine de Capucine R.         lettrine de Zara

Correction :

lettrine d’Anouk : église, lettrine de Giorgi : échecs, lettrine d’Erell : échecs et église

lettrine de Tom : fou, lettrine de Marcus : arbre, lettrine de Cathleen : licorne !

lettrine de Paul : heure et horloge, lettrine de Nohan : serpent, lettrine de Zawahiri : épée

lettrine de Pierre-William : Dragon, donjon, drakkar ; lettrine d’Edwige : capucine, colombe ; lettrine d’Émilien : dragon

lettrine d’Aston : pièce et argent ; lettrine de Capucine R. : anniversaire , lettrine de Zara : lapin

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Moi, Dieu Merci qui vis ici

Cette année, dans la classe, on travaille sur le théâtre : on joue et on écrit des saynètes. Lundi 26 février, Isabelle Bourdin est venue nous parler d’une pièce de théâtre que nous allions voir et aussi nous faire travailler sur le vocabulaire théâtral. Savez-vous ce qu’est le dramaturge ? C’est celui qui écrit la pièce !

Vendredi 9 mars nous avons donc été au conservatoire pour voir cette pièce de théâtre qui s’inspirait d’un livre de Thierry Lenain qui raconte une histoire vraie : En Angola, quand la reine est morte, les Portugais sont arrivés, ils ont conquis le pays puis ils ont laissé le pays en vrac. Du coup, il y a eu beaucoup de guerres. Alors, Dieu Merci, un jeune angolais doit s’enfuir de son pays car il est blessé, puis emprisonné ! Il prend le bateau mais il se cache et il arrive en Europe.

Là, il dort dehors, on luit dit : « Pars, sale noir ! ». Heureusement, une femme s’évanouit et Dieu Merci la sauve en lui donnant ses dernières gouttes d’eau. Alors, pour le remercier, elle lui donne à manger, il prend une douche. Elle lui prête aussi une maison au bord de la mer et l’aide à avoir des papiers pour être français.

A la fin, il a une famille et une fille qui devient française et il lui dit qu’un jour il l’emmènera en Angola.

« C’était triste et joyeux à la fois » Donovan et Liza

  

Après le spectacle, nous avons posé des questions à la metteure en scène : elle nous a expliqué que les comédiens répétaient depuis le mois de décembre ; que parfois, on pouvait avoir un accessoire un peu différent que dans le scénario (Dieu Merci a une trottinette plutôt qu’un vélo)…

« J’aurais voulu que ça dure plus longtemps tellement c’était émouvant ! » Célia et Pierre-William

Le flamenco

J’ai fait un exposé en classe sur le flamenco : je suis d’origine espagnole et pour nous, les Espagnols, le flamenco est une sorte d’art, une danse très spéciale, avec des mouvements très travaillés ! Il est souvent dit que le flamenco est né des gitans.

Les femmes tapent du pied pour faire des sons, c’est difficile car il faut être dans la peau du personnage. Elles portent une longue robe jusqu’aux chevilles, avec des volants, souvent rouges à pois blancs ou noirs. Elles portent de temps en temps des castagnettes, des éventails.

Les hommes accompagnent les femmes pour des spectacles en jouant de la guitare, en dansant avec elles, en chantant. C’est parfois a capella, c’est à dire sans musique. Les hommes ont des chaussures à talon pour accompagner leur guitare : ça fait comme des rythmes.

Lors des férias, il y a souvent du flamenco : j’ai vu, dans une rue de Perriana, un couple danser. Ce n’est pas toujours du flamenco ! Ça leur fait plaisir et c’est aussi pour plaire aux gens qui regardent, c’est comme un petit spectacle !

Zara

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