Un point sur le WiFi en classe

L’usage du WiFi en classe est possible à condition de respecter certains critères précisés dans la loi n°2015-136 du 10 février 2015 :

  • Le conseil d’école est informé en amont de l’installation d’un point WiFi dans l’enceinte scolaire.
  • On ne doit pas installer de borne WiFi dans les espaces accueillant les moins de 3 ans (espaces d’accueil, de repos et d’activités)
  • Dans les classes accueillant les plus de 3 ans, il est possible d’utiliser une borne WiFi pendant les activités numériques pédagogiques. La borne doit être désactivée en dehors de ces moments.

Pour en savoir plus, n’hésitez pas à consulter le référentiel paru sur Eduscol.

Peut-on publier les compte-rendus des conseils d’écoles sur les blogs ou les sites ?

questionLa question a été posée à la cellule des affaires juridiques et contentieuses du rectorat de Poitiers.

La publication est en principe possible dans la mesure où il s’agit de documents administratifs qui peuvent être communiqués à toute personne.

Il conviendrait toutefois qu’ils ne comportent pas de données personnelles, ou des passages mettant en cause le comportement d’un agent.

Quels sont les films tombés dans le domaine public ?

clapperboard11En France, la règle du domaine public est assez complexe. Ne sont dans le domaine public que les films dont tous les auteurs principaux (réalisateur, scénariste, producteurs exécutifs, compositeur…) sont décédés depuis au moins 70 ans.

Aux Etats-Unis, tous les films produits avant 1923 sont dans le domaine public, y compris en France. Pour les films postérieurs à 1923, les calculs sont plus complexes.

Pour trouver les films du domaine public, le site Archive.org propose des centaines de films libres de droits, dont une grande catégorie de films muets. Il est possible de télécharger le film sous différents formats.

Dans le cadre d’un film tombé dans le domaine public, il faut s’assurer que la bande son le soit aussi. En effet, si une réorchestration a été faite, cette bande son peut être soumise à des droits.

Là où ça se complique encore, c’est lors de la restauration de films. Celle-ci implique le travail de nombreux intervenants. Pour la colorisation d’un film, les droits seraient réactivés pour 50 ans. Pour un simple toilettage (poussières, bandes abîmées), il n’y aurait pas d’allongement de durée de protection des droits. Mais le sujet fait encore débat et les décisions sont actées au cas par cas.

Devant la complexité du sujet, il convient d’être prudent. Et, en tout état de cause, on peut s’interroger sur l’intérêt de mettre en ligne un film entier sur un site internet d’école…

Apprivoiser les écrans et grandir

ecranDans le cadre de l’école, nous sommes de plus en plus confrontés à des soucis dus à une utilisation pas toujours raisonnée des écrans.
Serge Tisseron, psychiatre, docteur en psychologie et chercheur a imaginé en 2007 les repères « 3-6-9-12, pour apprivoiser les écrans ».
Une campagne est proposée afin de sensibiliser les enfants et les parents à quelques règles d’usage. Une affiche  est disponible.

Le droit de diffusion musicale expliqué aux enseignants

notesL’explication donnée aux élèves de cycle 3 est à but pédagogique. La réalité est plus complexe.

La base de données associée au service « Chercher une œuvre » de la SACEM ne recense qu’une partie seulement des œuvres déclarées auprès de la Sacem par certains des milliers d’auteurs, compositeurs ou éditeurs qui en sont membres.

Pour plus de renseignements et de précision concernant les cas particuliers, les enseignants peuvent consulter les sites suivants :

http://www.sivan-avocats.com/Domaine-public.html

http://www.sacem.fr/cms/home/createurs-editeurs/oeuvres-domaine-public/duree-protection-oeuvres

Le droit de diffusion musicale expliqué aux enfants

notesSur un site internet, il n’est pas possible de mettre en ligne de la musique sans autorisation préalable. La demande est à effectuer auprès de la SACEM.

Par contre, d’une manière générale, au bout de 70 ans après le décès des créateurs (auteurs, compositeurs), l’œuvre tombe dans le domaine public et peut donc être mise en ligne.

Attention, une chanson tombée dans le domaine public peut avoir été réorchestrée il y a moins de 70 ans.
Dans ce cas, l’arrangeur peut avoir déposé des droits.
En cas de doute, il suffit de vérifier auprès de la SACEM : Chercher une œuvre

Utiliser des images libres en classe ? Oui, mais sous certaines conditions…

Dans le B2i, il est précisé que l’enfant, s’il souhaite récupérer un document, doit être capable de vérifier dans quelles conditions il a le droit de l’utiliser.
Cet item à valider prend tout son sens lors d’un projet de publication en ligne.

L’article suivant vise à présenter les règles d’utilisation d’images sous licence Creative Commons que l’on trouve facilement sur internet (voir ici ).

En effet, de nombreux sites permettent aujourd’hui de trouver des images sous licence Creative Commons. Autant les utiliser !

 

Voici les quatre règles combinables sur les usages :

  • Attribution : signature de l’auteur initial (sigle : BY). En clair, il est indispensable de citer l’auteur à l’origine de la photo. Ce choix est obligatoire en droit français.
  • Non Commercial : interdiction de tirer un profit commercial de l’œuvre sans autorisation de l’auteur (sigle : NC)
  • No derivative works : impossibilité d’intégrer tout ou partie dans une œuvre composite (sigle : ND). En clair, si ce sigle est présent, vous ne pouvez pas extraire un élément de l’image pour le replacer dans une autre image….
  • Share alike : partage à l’identique, avec obligation de rediffuser selon la même licence ou une licence similaire (sigle : SA). Ici, vous pouvez partager la même image à condition de conserver les mêmes règles de licence.

Comment aborder les règles d’utilisation d’images sous Creative Commons avec des élèves de cycle 3 ?

Lorsque les enfants font une recherche d’images sur internet et qu’ils souhaitent connaître les modalités d’utilisation, ils tombent souvent sur une page écrite en anglais et n’arrivent pas alors à décoder l’autorisation ou non du document.
De plus, la subtilité des différentes règles n’est pas forcément compréhensible par tous.

La solution la plus simple est de leur dire : « Si tu vois l’icône avec le bonhomme, tu peux utiliser l’image mais tu dois citer le nom de l’auteur et l’endroit où tu as trouvé cette photo. »

Exemple:

Angoulême, photo de Blorg, Wikipedia

 

Dans le cadre d’un travail sur la retouche d’image, l’enseignant doit préciser : « S’il y a le signe égal, tu ne peux ni modifier l’image, ni inclure une partie de l’image dans une autre. »

Avec une attention portée sur ces icônes, les enfants devraient acquérir une certaine autonomie !

L’utilisation des émissions de TV en classe : autorisée ou interdite ?

Vous êtes nombreux à vous interroger sur la possibilité ou non d’utiliser des émissions de télé de la TNT gratuite dans vos classes, notamment certains programmes vendus aussi dans le commerce (type « C’est pas sorcier », « Vu du ciel »…).

Et bien, ces émissions peuvent donner lieu à une utilisation et  une exploitation immédiate dans le cadre pédagogique de la classe.

Par contre, il est interdit de se constituer une vidéothèque dans l’école. « L’accord n’a pas pour finalité de ruiner les producteurs audiovisuels, d’où le caractère temporaire exigé pour les enregistrements (ils doivent être détruits après utilisation pédagogique) et l’autorisation donnée aux sociétés de gestion de droits d’auteurs d’effectuer des inspections dans les établissements. »

Pour avoir tous les renseignements, rendez-vous ICI.