Musique et langage

La musique et le langage partagent des caractéristiques qui peuvent être décrites à plusieurs niveaux, du sensoriel jusqu’au cognitif.

Mélanie PETIT, chercheuse québecoise au CIRAL, écrit « dans une chanson un locuteur associe des paroles (les mots) à une musique (l’intonation) ».

Travailler le langage dans toutes ses dimensions, c’est questionner les situations d’écoute et les productions sonores à l’école maternelle au regard des dernières découvertes scientifiques.

Aujourd’hui, les chercheurs connaissent mieux comment les bébés apprennent notre langage oral. L’audition fœtale de la langue maternelle influe non seulement sur la perception de la parole, mais aussi sur la production orale du nouveau-né. Toujours, selon Mélanie Petit, les différentes intonations que l’on peut produire à l’oral ne dépendent que d’un petit nombre de paramètres : la mélodie (ou hauteur du son, pour percevoir un son aigu ou grave), l’intensité (ou énergie d’un son qui permet de le percevoir comme fort ou faible) et la durée d’un son (bref ou long). À cela, il faut ajouter le débit de parole (le nombre de mots ou de syllabes prononcés en un temps donné). Or, c’est cette musique de la langue qui donne le sens aux mots. Alors nos pratiques musicales à l’école peuvent-elles contribuer au développement du langage ? Est-ce que comme l’écrit M. Genetay (jeux, voix et vocalises, éd. Fuzeau, 2001), « plus l’enfant découvrira les sons de sa langue, comme les notes de sa mélodie pour un musicien, plus il aura le pouvoir d’utiliser sa voix comme le musicien son instrument ? » C’est ce rapport que nous souhaitons questionner dans cet article.

Ce magazine de 6 pages propose de découvrir les relations entretenues entre la musique et le langage au travers des fonctions langagières décrites par Jakobson. Des liens permettent d’accéder à d’autres documents pour travailler plus particulièrement certaines fonctions.

Accéder au magazine (lien actif)

 

 

OSONS les arts : le dossier de l’AGEEM pour préparer le congrès de 2019 à Versailles.

« Plus l’enfant découvrira les sons de sa langue, comme les notes de sa mélodie
pour un musicien, plus il aura le pouvoir d’utiliser sa voix comme le musicien son instrument ? » M. Gentay.

Alors apprend-t-on la musique comme on apprend sa langue maternelle ? Comment un bébé apprend sa langue maternelle ? (conférence de Sharon Peperkamp donnée à l’ENS – début à 2’56)

Programmation musicale

  L’académie de Stasbourg a mis en ligne une programmation de 11 pages très complète qui repose sur plusieurs points :

1/Décliner de façon précise les compétences musicales

2/Rechercher une progressivité des compétences, à l’intérieur d’une année scolaire, à l’intérieur du cycle (progressivité des apprentissages)

3/Ritualiser les activités (autres que le chant) dans le domaine de l’écoute :-proposer de manière systématique des activités d’écoute pour connaître l’univers des sons et les paramètres du son : exploration d’objets sonores, des petites percussions, de paysages sonores (du plus proche de l’enfant en PS au plus éloigné en GS) – utilise r les savoirs, savoirs-faire dans des créations sonores (sonorisation de comptines, histoires courtes…)-découvrir des œuvres en lien avec les thèmes abordés en classe, en lien avec le travail sur les sons  + dans le domaine du rythme : – Construire des compétences solides à partir d’une entrée basée sur la perception corporelle de la pulsation, en lien avec la danse en petite et moyenne section – Construire la capacité à reproduire un rythme

4/Proposer des outils en lien avec les différentes activités

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